Imprimer Imprimer

Envoyer à un ami Envoyer
à un ami

Vos exigences sont à votre portée ! Une semaine pour agir

La Cgt propose une semaine d’initiatives, de protestation, d’action du 17 au 21 décembre 2007 sur l’exigence d’ouvrir des négociations sur des revendications essentielles pour les salariés. Notamment, sur les salaires, le pouvoir d’achat, la sécurité sociale professionnelle, le droit à une retraite à 60 ans avec un minimum de 75% du dernier salaire et pas en dessous du Smic, la reconnaissance de la pénibilité avec un droit au départ anticipé.

En quelques jours, le climat social a basculé. Les salariés se rebiffent. Ils n’acceptent plus les injustices et les effets d’annonce. Et s’ils imaginaient possible de voir le Smic à 1 500 € et par répercussion, leurs salaires, augmenter de 15 % comme le propose la Cgt ? S’ils imaginaient possible le doublement de leur salaire entre le début et la fin de leur carrière, comme le propose la Cgt ? S’ils imaginaient possible une « Sécurité sociale professionnelle » qui les protège et garantisse leurs droits face aux aléas de leurs entreprises, comme la Cgt le revendique ?"br> S’ils imaginaient possible qu’en matière de retraite soit instauré un socle commun qui garantisse à tous les salariés :

le droit à la retraite à 60 ans avec un taux de remplacement de 75 % de leur salaire et pas inférieur au Smic ; la reconnaissance de la pénibilité avec un droit au départ anticipé ; la validation des années d’étude et la prise en compte des périodes de précarité. C’est à leur portée, même si tout est fait pour les dissuader de revendiquer, de réclamer leur dû pour vivre correctement et assurer toutes leurs dépenses indispensables. Là où les salariés se mobilisent, ils gagnent des augmentations de salaires, des garanties sociales. Mais le Président de la République se garde bien de l’ébruiter.

Non, les caisses ne sont pas vides. Les entreprises ont les moyens de financer.

Le Président de la République et son gouvernement préfèrent mener une campagne publicitaire mensongère pour tenter d’opposer les salariés entre eux, pour renverser le courant de solidarité en faisant payer les pauvres pour enrichir les plus riches.

C’est pourquoi ils prétendent augmenter le pouvoir d’achat des salariés alors que leurs mesures ne sont qu’un autofinancement de la part des salariés. Ils prétextent augmenter les petites retraites en remettant en cause les régimes spéciaux et, dans le même temps, ils font payer la redevance télévision aux plus de 65 ans et proposent qu’une augmentation des pensions de 1,1 %. Ils invoquent vouloir assurer la solidarité entre tous en demandant à ceux qui ont un emploi de travailler plus. C’est, au contraire, laisser pour compte les salariés les plus fragiles, les plus précaires, ceux des entreprises de moins de cinquante salariés. Par contre, aucune mesure n’est prise pour contraindre les employeurs à appliquer la loi sur l’obligation de négocier annuellement. Aussi, encouragée par les mobilisations actuelles, qui conduisent le Président de la République et son gouvernement à des changements d’attitude, des replis, des hésitations, la Cgt vous sollicite à vous investir plus encore dans ces mobilisations et actions. Quatre grands rendez-vous vont avoir des répercussions concrètes sur votre quotidien, demain :

lundi 17 décembre : négociations salariales dans la fonction publique ; mardi 18 décembre : rendez-vous important sur les régimes spéciaux ; mercredi 19 décembre : conférence sociale sur l’agenda social de 2008 dont, pour l’instant, sont exclus les questions de la santé et des retraites, mais y sont inclus la durée légale du travail, par exemple ; jeudi 20 décembre : conférence tripartite sur les pensions ; vendredi 21 décembre : négociations sur le marché du travail. La Cgt propose une semaine d’initiatives, de protestation, d’action sur l’exigence d’ouvrir des négociations du 17 au 21 décembre 2007. Il faut vous en saisir et profiter de l’occasion pour que vous exprimiez vos exigences, vos revendications.

Site propulsé par Spip