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7 octobre Première réponse des salariés à la crise mondiale

On a compté autour de 150 000 personnes dans près de 90 rassemblements et manifestations partout en France pour cette journée nationale interprofessionnelle de mobilisation dans le cadre dans la journée mondiale "pour le travail décent" à l’appel de la CSI. "Dans le contexte difficile où l’on tente de persuader les salariés que ce n’est pas le moment de présenter des revendications, je considère que cette journée est une réussite", a déclaré Bernard Thibault qui avait pris la tête d’une manifestation vers la place du Trocadéro à Paris à l’appel de la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l’Unsa .

Cette première "Journée mondiale pour le travail décent", organisée mardi par la Confédération syndicale internationale (plus de 300 syndicats dans le monde), a été ponctuée d’actions multiples d’ampleur variable dans des dizaines de pays. La CSI signale plusieurs manifestations en Russie, avec notamment 4.000 personnes à Moscou, 5.000 à Kazan, 3.000 à Vladivostok, et une pétition au Kamchatka ayant recueilli 20.000 signatures. Au Kirghizstan, un rassemblement a réuni 500 personnes.

En Australie, des rencontres de syndicalistes, dont la présidente de la CSI Sharan Burrow, ont été organisées avec des travailleurs et des représentants de la société civile. Dans la Nouvelle-Zélande voisine, les syndicats mobilisés ont organisé des visites de sites où le travail précaire est très présent.

La CSI précise aussi que des séminaires réunissant des syndicalistes ont eu lieu sur l’Ile Maurice, au Cameroun, en Palestine, en Algérie, au Danemark, en Italie, ou en Espagne, tandis qu’en Israël, une campagne ciblée sur un travail décent pour les femmes était lancée par le syndicat Histadrut.

La mobilisation en Europe a aussi pris la forme de manifestations à Madrid, à Senden et Hanovre en Allemagne.

Entouré des responsables des huit syndicats français (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires, FSU) et de représentants de plusieurs syndicats européens, Guy Ryder, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI) a appelé à Paris à construire un "nouvel internationalisme syndical à la hauteur des défis de l’ère de la mondialisation" alors que des "décennies de déréglementation (...) ont poussé le monde au bord de la récession".

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