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Discours de Sarkozy : Des annonces absolument pas à la hauteur de la crise

Nicolas Sarkozy a annoncé la création de 100 000 emplois aidés supplémentaires, sa volonté de généraliser le travail du dimanche. Il a précisé que l’expérimentation du contrat de transition professionnelle pour aider les licenciés économiques à se reclasser, serait prolongée et étendue aux "bassins d’emploi qui seront les plus touchés par des difficultés économiques".

Sans surprise, le chef de l’Etat a aussi réclamé une accélération de la fusion entre l’Anpe et l’Unedic pourtant rejétée par les "partenaires sociaux", affirmant que "dès l’été prochain, il ne doit plus exister en France que des guichets uniques" pour les demandeurs d’emploi, et que "dès septembre prochain, l’entretien unique doit être généralisé".

Il propose de "simplifier les filières d’indemnisations" des chômeurs, avec la mise en place d’une "filière unique" qui permettrait aux demandeurs d’emploi, après six mois de cotisations "d’accumuler progressivement des droits".

Il a également annoncé qu’il organiserait une réunion "dans un mois" avec les partenaires sociaux pour faire le point sur l’ensemble des négociations sociales qui doivent impérativement se conclure "avant la fin de l’annnée".

Interrogé en direct sur France 2, le secrétaire général de la CGT a estimé que que les mesures de soutien de l’emploi annoncées par Nicolas Sarkozy demandaient "aux salariés de s’adapter", mais n’étaient "absolument pas à la hauteur de la crise". Au chapitre des adaptations demandées aux salariés, Bernard Thibault a évoqué la volonté de généraliser le travail du dimanche. "Le chef de l’Etat laisse entendre que demain tout le monde devra travailler le dimanche pour avoir un emploi (...) or des études, y compris dans le secteur du commerce, ont montré qu’au final ce serait plus destructeur d’emplois dans les petits commerces que créateur dans le secteur de la grande distribution", affirme Bernard Thibault.

"Il y a eu une intervention pour aider les banques, une deuxième pour les entreprises, l’addition au total s’élève à 400 milliards d’euros de prêts ou de garanties de l’Etat", mais "aujourd’hui, le plan annoncé de soutien aux salariés, c’est zéro", a déclaré Bernard Thibault.

Au sujet de 100.000 contrats aidés supplémentaires en 2009, le secrétaire général de la CGT a dit que ce ne pouvait pas "être la réponse adaptée à la situation" et que "les emplois aidés ne sont pas des emplois durables".

Enfin, dans la perspective du rendez-vous annoncé par le président avec les "partenaires sociaux", Bernard Thibault estime "qu’au vu de ce discours, il serait utile que l’ensemble des syndicats se concertent dans cette période pour envisager une mobilisation commune".

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