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Formation professionnelle : La CGT signe l’accord interprofessionnel

Après consultation de ses organisations, la Cgt a décidé de signer l’Accord national interprofessionnel du 7 janvier 2009 sur la formation professionnelle. La formation, parce qu’elle concerne les hommes et les femmes, les citoyens et les salariés, est au cœur d’enjeux déterminants pour l’avenir de la société en termes de progrès social et de développement économique.

C’est en pleine conscience de ces enjeux que la Cgt a fait ce choix. Les dispositions et orientations présentes dans l’accord doivent nous permettre de gagner de nouvelles possibilités d’intervention favorisant l’accès de tous les salariés à la formation, quel que soit leur statut, et particulièrement ceux qui en sont le plus éloignés, ceux qui en sont exclus.

Cet accord est un moment dans la conquête de garanties et de droits. Nous souhaitons les inscrire dans la construction de notre projet visant à obtenir un nouveau statut du travail salarié.

Les insuffisances, les ambiguïtés et les quelques points négatifs présents dans l’accord devront être clarifiés ou combattus.

Bien que la CGT l’ait exigé tout au long de la négociation, celle-ci n’a pas pu être menée à son terme sur tous les sujets abordés dans le délai imparti. Les groupes de travail qui seront mis en place dans les prochains jours pour préciser plusieurs points importants sont un prolongement de la négociation. La CGT y prendra toute sa place avec la vigilance nécessaire mais aussi des propositions constructives.

Les négociations de branches qui devront s’ouvrir ensuite dessineront les modalités concrètes de mise en œuvre de l’ANI. De nouvelles avancées peuvent y être gagnées, il importera de veiller à ce que les dispositions négociées soient normatives, comme cela a été gagné pour l’ANI, afin qu’elles s’imposent aux négociations d’entreprises.

Le gouvernement a prévu de légiférer sur la formation professionnelle dans les mois qui viennent. Dans un contexte de crise qui s’aggrave et face au mécontentement social qui s’est exprimé le 29 janvier, la CGT attend de lui qu’il traduise dans la loi, sans les affaiblir, les dispositions favorables aux salariés contenues dans l’accord.

Sans attendre la CGT appelle ses organisations à se saisir de cet accord, de ses contenus pour développer la formation, la reconnaissance des qualifications et l’évolution professionnelle des salariés quelque soit leur statut et le lieu où ils travaillent et résident.

Montreuil, le 5 février 2009

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