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DIALOGUE MACROECONOMIQUE : LA CES DIT « NON » À LA RÉDUCTION DES SALAIRES ET DES DÉPENSES SOCIALES

Lors du Dialogue Macroéconomique (MED) qui a lieu aujourd’hui, John Monks, Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) a souligné qu’il y a, en ce moment, une forte tendance à déclarer la fin de la crise et à vouloir réduire les dépenses publiques. Que les gouvernements de l’UE agissent dans la précipitation et étouffent la relance est actuellement la plus grande crainte de la CES

Selon la CES, les mesures de politique économique se fourvoient sur deux points essentiels :

• Les politiques apportent un soutien massif aux banquiers mais les prêts des banques en direction de l’économie réelle ne redémarrent pas. • Face à une relance faible et fragile, la politique budgétaire ne devrait pas choisir des stratégies de sortie de crise prématurées mais conserver et améliorer les mesures politiques en matière de demande en investissant dans les infrastructures sociales et vertes.

John Monks a déclaré : « Il faudrait essayer d’augmenter les dépenses publiques. Et le meilleur moyen de le faire n’est pas de réduire les salaires des travailleurs et diminuer les services publics tout en permettant aux banquiers de s’octroyer des milliards en termes de primes. Les politiques du marché de l’emploi ont réussi à préserver l’emploi.

Il faut davantage aider les jeunes et les chômeurs à trouver un job.

Nous vivons des temps difficiles, c’est pourquoi nous voulons poursuivre les dépenses publiques et les investissements afin de soutenir l’écologisation de l’économie, les efforts visant à maintenir le pouvoir d’achat, et rejeter les notions trop simplistes concernant l’augmentation de la flexibilité sur les marchés du travail, avec davantage de contrats précaires, des niveaux de salaires et de profits inférieurs et tout le reste ».

Bruxelles, le 9 novembre 2009

Lien vers le discours de John Monks : www.etuc.org/a/6675

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