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Reconnaissance de la pénibilité - Retraite anticipée

Des hommes et des femmes usent leur santé au travail et vieillissent prématurément, au 21ème siècle c’est intolérable. Les études de l’INSEE d’octobre 2005 montrent que l’écart d’espérance de vie entre un ouvrier et un cadre est de 7 années.

Mais comment définit-on la pénibilité ?

Pour définir les situations pénibles et/ou d’usure prématurée il faut retenir toutes les expositions à des situations et des conditions de travail de nature à entraîner une usure prématurée et irréversible de la santé.

Quatre facteurs en sont les révélateurs :  Espérance de vie diminuée  Réduction de l’espérance de vie sans incapacité  Morbidité plus élevée  Atteinte à l’intégrité physique, mentale, etc.

Plusieurs chiffres mettent en valeur la nécessité d’une réelle action de prévention en matière de conditions de travail, de vieillissement des salariés et de protection contre les licenciements des salariés les plus âgés. Mais ils montrent aussi que l’exigence de réparation est plus que légitime.

C’est à partir de ce constat qu’il nous faut, pour notre champ professionnel, passer du dire au faire.

Nous connaissons à la fédération diverses situations quant aux régimes de retraite et autres accords de congé de fin d’activité.

Si certaines professions bénéficient d’une forme de réparation à la pénibilité de leur métier, il y a encore beaucoup d’autres salariés qui en sont exclus.

Dans le cadre de la campagne 2007/2008 retraite confédérale, nous proposons de faire le point pour ce qui concerne les métiers du transport. Tout d’abord connaître la réalité dans nos secteurs d’activité, en pointant les différences. Mais aussi élargir à l’ensemble de nos professions cette question de la réparation. Tout en gardant à l’esprit notre activité CHS-CT pour la prévention qu’il ne nous faut pas abandonner.

Nous pouvons d’ores et déjà lister « nos régimes spéciaux » et voir ce qu’ils recouvrent comme réalité.

Bien sûr, il y a un vrai régime spécial c’est celui de la RATP. Mais depuis les années 95, les gouvernements n’ont eu de cesse (comme pour les autres régimes spéciaux) de tenter de les ramener dans le giron du régime général. Ces derniers temps, ils sont en discussion pour adosser ces caisses au régime AGIRC /ARRCO. C’est le premier pas de détricotage du système.

D’autres secteurs ont vu des accords de « Congés de Fin d’Activité » prendre forme lors de conflits. C’est le cas pour le TRM (roulants) sous certaines conditions, mais là aussi l’accord n’a pas été appliqué jusqu’au bout. En effet il devait, à terme, s’appliquer à l’ensemble des salariés. Pour les TRV (roulants) c’est aussi un CFA mais pas dans le même cadre que pour le marchandise, il a donc fallu créer une autre caisse (Agecfa). Et c’est un troisième système pour les convoyeurs de fonds, qui est intégré au Fongecfa (caisse du marchandise).

Les personnels navigants ont eux aussi leur propre caisse de retraite la Caisse de Retraite des Personnels Navigants (CRPN). Dans le cadre de l’évolution du système une étude vient d’être réalisée. Elle reprend toutes les bonnes mauvaises idées du MEDEF et du Gouvernement pour rejoindre le régime général. Les préconisations du rapport sont allongement du temps de cotisation, rendement moindre, c’est à dire points plus cher et moins nombreux.

S’il fallait encore démontrer que l’opposition entre les différents systèmes ne sert qu’à diviser les salariés entre les différents systèmes et entre public et privé, notre réponse passe par un combat ensemble pour la défense et l’amélioration de nos régimes et accords, pour une meilleure prise en compte de la pénibilité par des départs anticipés et une meilleure réparation des conditions de travail (prévention, etc.) que rencontrent les salariés.

Mais cela passe aussi par notre combat pour une reconnaissance de tous les métiers pénibles dans nos secteurs d’activité. Qu’ils travaillent dans l’aérien, les transports urbains, le nettoiement, les autoroutes, les remontées mécaniques ou les taxis, les salariés des transports ont des revendications à faire valoir.

Mettons à profit ce joli mois de mai pour préparer l’action du 4 juin et que le MEDEF entende les voix des opprimés, des cassés du travail.

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