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Négociations sur les retraites complémentaires : Face au chantage du Medef, l’intervention des salariés s’impose

Ce 4 janvier se tenait la troisième séance des négocaitions sur les retraites complémentaires cadres et non-cadres (Agirc et Arrco). L’ordre du jour de cette troisième réunion portait principalement sur la question du devenir de l’AGFF, la structure financière qui a permis de garantir la retraite à 60 ans sans abattement depuis 1982.

Pour mémoire, rappelons que la CGT a décidé de signer l’accord de prorogation qui permet aux retraités de continuer de percevoir une retraite sans abattement pour la période allant du 1er janvier au 1er juillet 2011.

Dès l’ouverture de la séance du 4 janvier, la partie patronale a exposé son point de vue s’agissant des études chiffrées remises lors de la précédente réunion. Elle s’est évertuée à dramatiser les prévisions et autres projections économiques, probablement dans le but de justifier plus tard de la nécessité de nouvelles mesures drastiques en défaveur des retraités actuels et futurs. La majorité des représentants des organisations syndicale a contesté cette approche.

Chaque organisation syndicale a ensuite exposé ses propositions concernant l’AGFF. La CGT a fait valoir qu’il était nécessaire de garantir à chaque salarié liquidant sa retraite à taux plein, avant 65 ans dans le régime de base une pension sans abattement dans les régimes complémentaires Arrco et Agirc. Le financement des régimes devrait donc intégrer, selon elle, cette obligation.

La délégation patronale, par la voix de Jean-François Pilliard, s’est refusée à livrer sa position. Elle a en revanche clairement signifié qu’une « pérennisation » de l’AGFF ne pourrait s’obtenir sans contrepartie…

On revient là au chantage classique de la retraite sans abattement avant 65 ans contre probablement la poursuite de la baisse du taux de rendement des retraites complémentaires et/ou une remise en cause des droits familiaux. La partie patronale a indiqué, là aussi de manière très claire, qu’il était hors de question d’augmenter les cotisations. Or sans ressources nouvelles, la baisse des pensions deviendrait inéluctable.

La CGT pour sa part a également indiqué qu’elle refusait que l’âge de la retraite sans abattement pour les salariés ne remplissant pas les conditions du taux plein dans le régime de base soit porté de 65 à 67 ans. Enfin, les représentants de toutes les organisations syndicales de salariés ont signifié à la partie patronale qu’elles s’opposaient à une nouvelle baisse de rendement des régimes.

Compte tenu de l’attitude du Medef lors de cette troisième réunion, il apparaît qu’une intervention vigoureuse des salariés est indispensable. Faute de celle-ci, la situation pourrait devenir très compliquée avec un débouché des négociations entérinant une nouvelle baisse des pensions.

La prochaine réunion se tiendra le 26 janvier prochain.

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