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COMMUNIQUE : La CGT dénonce l’absence de dialogue social dans les transports publics urbains de voyageurs suite à la loi du 21 août 2007 et l’accord de branche du 03 décembre 2007.

Les fortes mobilisations de l’année 2010, sur les revendications professionnelles et interprofessionnelles et la défense des régimes de retraites, n’ont débouché sur aucune réunion de négociations avec l’UTP. Pire encore, malgré de multiples sollicitations le représentant du ministère, par ailleurs président de la Commission Paritaire, est devenu un allié de circonstance de la partie patronale.

La loi et l’accord de branche du 03 décembre 2007, sur le service minimum et la continuité du service public devrait avoir pour objectif de diminuer la conflictualité dans les réseaux au travers du dialogue social.

Pourtant bien des sujets devraient faire l’objet de négociations, à commencer par la reconnaissance véritable de la pénibilité dans nos métiers ou la question du pouvoir d’achat.

Le 06 janvier 2011, le président de la commission paritaire, nous informait que la prochaine réunion se tiendrait le lundi 14 février 2011 à 14 h 30.

Malgré le nombre important d’alarmes sociales et de notifications en 2010 dans les réseaux, force est de constater, qu’une fois de plus, il n’y aura pas eu de commission paritaire depuis plus d’un an.

Cela devient plus que récurrent. Comment l’UTP peut-elle prôner un dialogue soit disant social, alors que tout est fait pour rechercher le pourrissement des conflits et le refus d’ouverture des négociations pour ne pas répondre aux revendications légitimes des traminots.

En attendant, les usagers des transports urbains et les salariés en charge des missions de service public constatent que l’accord minoritaire du 03 décembre 2007 n’a absolument pas favorisé un quelconque dialogue social et une baisse de la conflictualité.

La convention collective n’est toujours pas respectée notamment sur les salaires conventionnels et avec une valeur du point 100 qui devrait être à 9.42 depuis le 1er janvier 2011, soit un taux horaire à 9 € de l’heure. Les revendications des salariés ne sont pas prises en compte par l’UTP, notamment sur la reconnaissance de la pénibilité de nos métiers.

Dans ce contexte de dialogue social extrêmement dégradé, cette année 2011 devrait ressembler à s’y méprendre à 2010 avec de nombreux conflits et préavis de grève.

Montreuil le 1er février 2011

Contact : Richard Jaubert 06 83 86 43 10

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