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Déclaration de politique générale du Premier Ministre : "Des orientations connues qui sont tout sauf sociales"

Après cette déclaration de politique générale, les salariés de notre pays savent à quoi s’en tenir : cette politique n’est pas faite pour eux et elle ne répond aucunement aux attentes sociales qu’ils expriment.

Avec sa déclaration de politique générale, le Premier Ministre François Fillon avait annoncé vouloir « surprendre », il a surtout confirmé et décliné sans grand relief les grandes orientations déjà connues.

Le Premier Ministre s’est d’abord défini comme le maître d’œuvre et le garant des réformes de la France. Ce sont des orientations libérales qui annoncent, selon sa formule, « des réformes difficiles ».

Les difficultés seront plus importantes encore pour les salariés, notamment les plus modestes. La contribution des plus aisés sera allégée.

La France souffre pourtant, et avant tout, de l’absence de prise en compte des attentes des salariés comme des propositions de leurs organisations syndicales.

La Cgt ne peut se satisfaire de l’affirmation selon laquelle il convient enfin de réformer les règles de représentativité syndicale, alors que la déclaration du Premier Ministre laisse à penser que sur toute une série de sujets la concertation serait purement formelle.

Qu’il s’agisse des mesures fiscales, des évolutions du Droit du travail, des heures supplémentaires, du droit de grève, du financement de la Sécurité sociale (confirmation des franchises médicales, de la TVA sociale…), des droits à la retraite (allongement des durées de cotisations…), le gouvernement semble avoir déjà arrêté ses positions.

Ceci n’est pas concevable. Une réelle démocratie sociale c’est autre chose que l’habillage de décisions déjà prises. Le Gouvernement doit rapidement en prendre conscience La « nouvelle croissance » annoncée par le Premier Ministre sera plus inégalitaire, inefficace pour lutter contre le fléau du chômage et aggravera la précarité du travail.

Elle s’appuiera sur des orientations budgétaires en forme d’un tour de passe-passe consistant à combler les déficits prévisibles par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux et le transfert de nouvelles charges sur les collectivités locales.

Après cette déclaration de politique générale, les salariés de notre pays savent à quoi s’en tenir : cette politique n’est pas faite pour eux et elle ne répond aucunement aux attentes sociales qu’ils expriment.

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