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LA FLEXICURITÉ OU COMMENT LA THÉORIE NE S’APPLIQUE PAS EN PRATIQUE

Les partenaires sociaux européens se sont réunis les 31 mars et 1er avril 2011 pour leur conférence finale sur la flexicurité. L’étude, réalisée dans ce cadre, met en avant la complexité de ce concept voire l’impossibilité de le généraliser à l’ensemble des pays européens. Les travaux des partenaires sociaux ont également mis en lumière les divergences d’approches de la Confédération européenne des syndicats (CES) avec le patronat, et les difficultés d’avoir un message commun sur le sujet.

Pour la CES, l’accent doit être mis sur la sécurisation des parcours professionnels. Ceci implique aussi, entre autres, des contrats de travail stables et bien protégés pour ne pas tomber dans le piège de la création de sas d’emplois précaires.

Cependant, l’implication des partenaires sociaux dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques actives du marché du travail reste un message clé des partenaires sociaux. L’étude et la conférence ont confirmé que trois partenaires sont concernés dans ce cadre. L’engagement des Etats, en particulier dans la phase de transition ou des gestions du chômage partiel, est décisif tant en termes de protection des chômeurs qu’en termes de politique de formation professionnelle. Or, les politiques d’austérité imposées par l’Europact conduisent à des restrictions dans ce domaine.

Joël Decaillon, Secrétaire général adjoint de la CES, a déclaré : « La flexicurité est un concept employé à tort et à travers. Ce n’est pas une politique créatrice d’emplois et la placer au cœur des remèdes à la crise est une erreur. Pour les salariés les plus fragiles, ne citons que les jeunes, cette approche revient en pratique à précariser leur emploi ».

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