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La CGT ne signe pas les accords portant sur les frais de déplacements dans les secteurs du Transport Routier de Marchandises, de Voyageurs et du Sanitaire

Suite aux consultations de nos syndicats, TRM (Transport de fonds, du déménagement et de la logistique), TRV et Sanitaire, les accords ne seront pas signés par la CGT.

C’est à plus de 75 % que les syndicats se sont prononcé contre une signature avec les arguments suivants :

- Après un regard approfondi, pour être au plus juste de l’évolution de l’INSEE, la prévision de l’inflation serait de 1,90% pour 2011. Quant au poste alimentaire : les produits frais augmentent de 0,3% mensuellement dont 3,7% au mois de février (+5,5% sur 1 an) cette hausse est due à l’inflation du prix de la viande, produit essentiel à notre alimentation. C’est donc le 1er argument qui fait que la revalorisation des taux des indemnités des frais de déplacements est insuffisante !

- Le 2ème argument est basé sur la moyenne des prix pratiqués en restauration, 13,50 €, tout en sachant que les prix les plus bas sont pratiqués dans les petites villes, là où les personnels de conduite ne peuvent pas aller, du fait de l’organisation de travail imposé par les patrons. Comme dans le sanitaire, il est très régulier de devoir attendre et avoir la pause repas là où se trouvent les hôpitaux.

Alors oui, le patronat va nous dire qu’il existe les fast-foods et autres restaurations rapides mais devons nous subir, prise de poids, cholestérol, diabète, maladie cardio-vasculaire, etc.…avec ce que cela implique une fois l’état de santé avéré, sous le seul, unique et faux prétexte que c’est « LA CRISE ! »

- Le 3ème argument concerne la discrimination qu’il a lieu dans le transport ! Pour quelles raisons les ouvriers du transport, tous secteurs confondus, ne bénéficient-ils pas du même taux d’indemnité de repas, pour le TRV et le sanitaire ? Cette indemnité n’est pas en fonction du niveau d’étude, du poste occupé, de l’expérience acquise ou de l’ancienneté mais bien sur un préjudice subi du fait de l’organisation de travail et devant ceci chaque être humain est identique.

- Et pour finir, le 4ème et dernier argument mais non des moindres, est sur la méthode d’attribution de ces indemnités.

La CGT a fait, à de nombreuses reprises, des propositions de modernisation du protocole des dits frais de déplacements et celles-ci, ont été souvent partagées par l’ensemble des organisations syndicales.

En effet, depuis plusieurs mois, nous demandons tant dans l’activité TRM que dans le Transport de Personnes (TRV et Sanitaire) la refonte du protocole, ceci pour mieux coller aux nouvelles organisations du travail dans tous les secteurs de la convention.

Dans le TRM, les flux ou dessertes ne correspondent plus de nos jours aux trafics des années passées, de plus les plages horaires ne veulent plus rien dire en fonction des organisations en juste à temps.

Dans les Transports de Voyageurs, il faut revoir aussi les conditions d’attribution qui ne correspondent plus à la réalité du travail journalier des activités périurbaines effectuées par les conducteurs. Que dire du Transport Sanitaire où tout est organisé pour que les salariés ne bénéficient pas de ces indemnités.

Les frais de déplacements ne sont en aucun cas un salaire. C’est une indemnité que perçoivent les salariés au regard des contraintes fortes liées aux professions imposées par l’organisation du travail voulue par les employeurs, entraînant une prise ou non d’un ou plusieurs repas par jour, dans un créneau horaire et dans un temps défini en dehors du domicile, découchage pas forcément prévisible la veille, sans parler des problèmes de santé à plus ou moins long terme, dû à la mauvaise hygiène alimentaire que cela entraîne.

Voilà, par ces motifs non réfutables, pourquoi que la CGT ne signe pas !

Montreuil le, 11 avril 2011

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