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Faillite de DEXIA. La Cgt exige la création immédiate d’un pôle financier public

Sauvée en 2008, grâce à l’injection de capitaux publics à une hauteur de 6 milliards d’euros par les Etats français et belge, la banque DEXIA se retrouve aujourd’hui en situation de faillite.

Après avoir mis en œuvre une politique désastreuse tournée vers la spéculation et une maximisation des bénéfices, DEXIA se trouve aussi confrontée aux effets produits par la crise de la zone euro.

Dans un tel contexte, les gouvernements français et belge envisagent aujourd’hui d’opérer un démantèlement de la banque qui pourrait générer une reprise, par la Caisse des Dépôts et Consignations et la Banque Postale, de ses activités de financement et de son portefeuille des crédits alloués aux collectivités territoriales, de même que la création d’une structure de défaisance qui aurait pour vocation de gérer des actifs à risques pour un montant de prés de 100 milliards d’euros.

Pour la CGT, les salariés, plus particulièrement ceux de DEXIA, ne doivent pas une fois de plus payer la facture de la crise. Leurs emplois, leurs droits et garanties collectives doivent être assurés.

Par ailleurs, les collectivités territoriales subissent aujourd’hui les effets produits par la suppression de la taxe professionnelle et le gel des dotations budgétaires, alors même qu’elles assurent aujourd’hui plus de 70 % des investissements publics.

Dans le même temps, les hôpitaux publics aux budgets déjà contraints par les lois de financement de la Sécurité Sociale sont aussi victimes, pour 500 millions d’euros, des surcoûts des emprunts toxiques.

La CGT, demande l’ouverture d’une discussion avec l’ensemble des acteurs concernés pour mettre en place dans les meilleurs délais un pôle financier public et imposer aux banques des missions d’intérêt général.

Pour la CGT, il s’agit au moyen du pôle financier public, de procéder à une mise en réseau d’un ensemble d’institutions économiques et financières de statut public et semi-public exerçant des missions d’intérêt général, dans le respect de leurs spécificités et des différents statuts des personnels.

Placé sous un contrôle public et social (responsables des établissements, élus nationaux et locaux, représentants de la société civile et plus particulièrement des organisations syndicales), ce pôle financier public serait entre autres mobilisé pour le soutien et le développement des activités productives, de l’emploi et des services publics dans les territoires.

Les collectivités locales, les établissements publics dont les hôpitaux doivent pouvoir disposer d’un nouvel outil de financement pour financer leurs investissements qui jouent un rôle clé dans le développement des activités et de l’emploi dans les territoires et de leurs aménagements.

Montreuil, le 6 octobre 2011.

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