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Salariés sans-papiers. De nombreux salariés sans papiers occupent depuis ce matin les salons Hoche à Paris

Le 18 mai 2011, 12 salariés haïtiens « sans papiers » travaillant dans les Salons Hoche au 9 avenue Hoche, Paris 17ème, s’étaient mis en grève pour faire valoir leurs droits de salariés :

- Requalifier leurs contrats en CDI après des années comme « extras »

- Faire payer le nombre impressionnant d’heures supplémentaires non payées

- Réintégrer ceux qui avaient été licenciés parce qu’ils réclamaient leurs droits

- Régulariser leur situation administrative

Suite à ce mouvement de grève, la direction de l’entreprise avait fini par signer des contrats de travail en CDI pour chacun d’eux et la préfecture de police de Paris avait reçu l’ensemble des dossiers en vue de la régularisation de ces salariés.

Mais contrairement aux engagements contenus dans les textes de régularisation « par le travail » , sept mois plus tard, la préfecture de police de Paris et les autres préfectures concernées n’ont toujours pas convoqué ces travailleurs, qui sont de fait maintenus par l’administration dans une extrême précarité.

Cette situation n’a que trop duré pour ces salariés ! Le ministère de l’Intérieur, Claude Guéant lui-même, le ministère du Travail doivent faire appliquer ces textes, qui ont été y compris confirmés par la Direction de l’Immigration dans une Instruction remise aux préfets le 8 juillet 2011.

Cette même situation n’a que trop duré pour nombre de travailleurs sans papiers qui se sont engagés dans la grève depuis le 12 octobre 2009, qui ont déposé leur dossier depuis de nombreux mois et n’ont toujours pas été convoqués par les préfectures pour se voir remettre un premier « récépissé » !

C’est pour faire respecter les engagements signés que les salariés « sans papiers » se sont invités ce matin dans les salons Hoche.

Ils bossent ici, ils luttent ici, ils doivent rester ici…avec tous leurs droits de salariés et à égalité de traitement avec les autres salariés. Ce n’est pas en organisant de fait la concurrence entre les salariés qu’on protège les salariés d’ici, c’est en faisant en sorte que chaque salarié, travaillant déjà ici, dispose, grâce à sa régularisation administrative, d’un contrat de travail et de conditions de travail aux normes d’ici.

Montreuil, le 10 novembre 2011

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