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Jours de carence maladie. Un premier recul du gourvernement

Devant les députés UMP, François Fillon s’est dit mardi prêt à renoncer à l’instauration d’un quatrième jour de carence pour les arrêts-maladie des salariés du secteur privé à condition que soit trouvée une autre mesure permettant la même économie.

L’annonce de la mise en place de ce jour de carence supplémentaire en cas d’arrêt maladie pour les salariés du privé et l’instauration d’un jour de carence pour les fonctionnaires avait déclenché l’ire des organisations syndicales. ainsi dans leur communiqué commun vendredi 18 novembre, CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires avaient pointé qu’après "la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres."

C’est donc un premier recul du gouvernement, mais pour autant, l’exécutif et sa majorité entendent bien réaliser par d’autres mesures les quelques 200 millions d’euros d’économies escomptées. En outre, François Fillon ne renonce pas à instaurer un jour de carence pour les fonctionnaires qui dégagerait 120 millions d’euros d’économies.

Au plus bas dans les sondages et en échec complet sur sa politique sociale, le président Sarkozy et son gouvernement usent et abusent de la stigmatisation et des oppositions. C’est ainsi qu’il justifie la le flicage des assurés sociaux soupçonnés de fraude sociale en évitant soigneusement de combattre la fraude massive des entreprises. De même, il pénalise les fonctionnaires en prétendant que l’instauration d’un délai de carence serait une mesure de justice sociale.

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