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Communiqué de presse de la CGT AIR FRANCE. Soutien aux agents de sûreté aéroportuaire en grève depuis le 16 décembre

Depuis le 16 décembre, les agents de sûreté sont en grève. Ce mouvement s’étend progressivement à tous les aéroports français.

En tout premier lieu, la CGT Air France tient à exprimer toute sa solidarité aux salariés en lutte pour obtenir de meilleures conditions de travail et de rémunération. Un mouvement de cette ampleur puise forcément ses racines dans un malaise profond, n’en déplaise à Mme Kosciusko-Morizet qui multiplie les approximations et les contre-vérités dans le but de déstabiliser ce mouvement de grève exemplaire.

Ainsi, tel un serpent de mer, le service minimum refait son apparition dans la bouche de certains politiques qui, après leur séance de « wording » à Matignon, viennent occuper l’espace médiatique pour répandre leur volonté de briser cette grève. Visiblement, pas une tête ne doit dépasser avant l’élection présidentielle de mai prochain…

Le mal, ce n’est pas la grève, c’est le refus de négocier de la part d’employeurs qui répondent à des appels d’offres permanents à des conditions financières toujours plus basses. Ce dumping social est réalisé sur le dos des salariés qui attendent toujours une promesse maintes fois émise mais jamais mise en oeuvre : un véritable statut de l’agent de sûreté aéroportuaire.

Alors que les coûts de la sûreté aéroportuaire ont augmenté de plus de 5,4 milliards d’euros depuis le 11 septembre 2001, force est de constater que les grands oubliés de cette priorité nationale sont les agents de sûreté aéroportuaire qui se démènent avec des conditions de travail difficiles (posture debout, concentration maximale, flux tendus, stress, agressivité de certains passagers, …) pour des salaires ne correspondant pas à leur qualification.

A qui profite cette situation ? Aux entreprises de sûreté aéroportuaire, dont la plupart dépendent de grands groupes, qui ont une délégation de l’Etat pour assurer la sécurité des biens et des personnes sur les aéroports….

Le Gouvernement envoie ses ministres sous les feux des projecteurs afin de relancer son idée obsessionnelle de « service minimum ». S’il veut imposer un service minimum, il n’a qu’à assurer lui même la sûreté aéroportuaire, à l’image de ce qui se pratiquait auparavant avec la Police Aux Frontières. On ne peut pas être gagnant sur tous les tableaux….

Ne nous trompons pas, c’est bien l’Etat qui assure un « service minimum » dans cette situation. Celui-ci fuit ses responsabilités puisqu’aucun statut d’agent de sûreté aéroportuaire n’existe à ce jour malgré les promesses faites en ce sens.

La CGT Air France apporte tout son soutien aux salariés grévistes et met en garde le Gouvernement contre toute velléité de passer en force sur la mise en place d’un service minimum qui ne solutionnera aucun problème. Mais au fait, par qui est assurée la sûreté aéroportuaire depuis le déclenchement du mouvement de grève ?

Roissy le 20 Décembre 2011

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