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Communiqué de presse des Fédérations CGT Transports et Commerce et Services. Quand le Gouvernement n’accepte pas que les salarié(e)s touchent au capital, par le droit de grève !

Le conflit portant notamment sur les salaires et conditions de travail des agents de sûreté dans les aéroports depuis le 16 décembre 2011, démontre plus que jamais, la légitimité d’un SMIC à 1700 euros, comme le revendique la Cgt. En effet, l’augmentation du SMIC d’environ 22 euros mensuel ne permet en aucun cas de vivre décemment, pas plus qu’elle ne permettra de relancer la consommation.

Une fois de plus, malgré de beaux discours sur le pouvoir d’achat, le gouvernement ne passe pas de la parole aux actes.

L’ensemble des salarié(e)s, tout autant que l’ensemble des citoyens européens, ne peuvent accepter indéfiniment de subir la “loi“ des agences de notation, le diktat qu’elles imposent aux Etats, qui broient sans état d’âme toute espérance d’un avenir social et salarial meilleur.

Le Gouvernement ne devrait pas ignorer que la période des fêtes de fin d’année est aussi celle de l’ouverture des Négociations Annuelles Obligatoires dans les entreprises. La faible hausse du SMIC, la stagnation récurrente du pouvoir d’achat, la répression quelle qu’elle soit lors de faits de grève, démultiplieront les arrêts de travail dans l’Hexagone et lui seul en portera la responsabilité.

Sa responsabilité ne s’arrête pas là pour autant. La provocation faite aux salarié(e)s qui luttent pour une réelle reconnaissance sociale et salariale ne peut ni se prévaloir d’une loi déloyale (loi du 21 août 2007 sur le dialogue social et la continuité du service publics dans les transports terrestres réguliers de voyageurs) imposant un service minimum et qui, à ce jour, n’a jamais permis aux organisations syndicales face aux employeurs de valider un accord positif pendant la période de préavis, ni passer par le recours aux serviteurs de l’Etat pour remplacer des travailleurs grévistes.

Comment penser un seul instant, qu’un salarié isolé puisse se déclarer en grève, 48 heures à l’avance, sans qu’il ne subisse de pressions, de représailles sur son emploi, ceci dans l’unique but de le dissuader d’exercer son droit de grève.

D’ores et déjà, les Fédérations CGT Transports et Commerce et des Services appellent l’ensemble des salarié(e)s du Transport Aérien à se mobiliser, afin de cesser le travail, à partir du 6 février 2012.

Montreuil, le 22 décembre 2011.

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